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Oncofertilité

Une prise en charge pluridisciplinaire de la fertilité

Certains traitements utilisés pour soigner les cancers vont avoir des effets négatifs sur la fertilité future des patientes (ou patients).

Les traitements, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent avoir des effets toxiques sur la réserve ovarienne (le stock des gamètes contenu dans les ovaires).

L'âge au moment du diagnostic et lors du début du traitement du cancer est donc capital pour savoir vers quelles techniques les spécialistes de la médecine de la reproduction, en accord avec les oncologues, vont orienter leurs patientes pour la préservation de leur fertilité.

La prise en charge pluridisciplinaire de la fertilité au moment de l'annonce d'un cancer peut se définir comme l'oncofertilité.

 

Plusieurs techniques accessibles selon les traitements anti-cancéreux

La cryopréservation du tissu ovarien :

C'est une technique qui permet de prélever un fragment d'ovaire sous anesthésie générale par voie laparoscopique.

Cette technique ne peut être proposée que chez les patientes de moins de 36 ans quand un traitement urgent par chimiothérapie est nécessaire.

Elle est l'unique possibilité de préservation de la fertilité chez les patientes pré-pubères.

Une partie du tissu ovarien prélevé est analysé pour s'assurer de l'absence de cellules malignes. Le reste est congelé.

Après la chimiothérapie, si la patiente ne retrouve pas de cycles normaux, le tissu préalablement congelé sera greffé par la même technique de laparoscopie.

 

La congélation d'ovocytes et d'embryons :

Lors de l'annonce du cancer, la patiente n'a pas forcément rencontré le père de ses futurs enfants.

Il est possible dans ce cas de cryopréserver des ovocytes pendant une durée légale de 10 ans.

Si le couple est déjà formé avec un désir de grossesse présent, il est possible de congeler des embryons.

Le délai de conservation dans ce cas est de 5 ans.

Le prélèvement d'ovocytes se fait comme un simple prélèvement en Fécondation in Vitro, sous anesthésie locale ou générale (avec ou sans stimulation).

Dans le cas de la congélation d'ovocytes, après la guérison et lorsque la patiente le désirera, les ovocytes seront décongelés et mis en fécondation avec les spermatozoïdes d'un partenaire ou d'un donneur de sperme.

Dans le cas de la congélation d'embryons, après la guérison, lorsque le couple le désirera, les embryons seront décongelés et transférés dans l'utérus (maximum légal de 2 embryons transférés à la fois).

 

La maturation in vitro :

Cette technique permet de récupérer les ovocytes à un stade immature, comme lors d'une ponction d'ovocytes standard mais avec des modifications techniques particulières.

Les ovocytes sont ensuite maturés au laboratoire jusqu'à un stade défini où ils pourront être congelés ou fécondés avec des spermatozoïdes.

Comme dans le cas de la congélation d'ovocytes et d'embryons, leur utilisation sera possible après guérison de la patiente.

 

Lors de tous ces traitements, les stimulations ovariennes utilisées comme pour la Fécondation in Vitro sont possibles.

Vu le caractère hormono-sensible de certains cancers, des médicaments anti-oestrogènes peuvent être associés, ne limitant ainsi pas l'utilisation des différentes techniques de préservation de la fertilité.

Le choix de ces traitements se fait avec la patiente ou le couple; en accord avec une équipe pluridisciplinaire d'oncologues, de radiothérapeutes, de psychologues et de spécialistes en médecine de la reproduction.

 

Et pour les patients ?

Pour les patients, un ou plusieurs échantillons de sperme seront produits par masturbation puis traités au laboratoire, pour enfin être congelés dans des paillettes.